Les élus de Bien vivre ensemble à Saint Juéry ont souhaité revenir sur les incivilités que connaît la ville depuis quelques mois. Comme nous le faisons sur chacun des sujets sur lesquels nous sommes interpelés, nous travaillons, nous réfléchissons et nous faisons des propositions pour la commune. Ces propositions sont toutes publiées car nous tenons à ce que chaque habitant puisse y avoir accès.
Pour en savoir plus, nos propositions
Saint-Juéry est une ville qui connaît depuis quelques mois une augmentation assez nette de la délinquance. Elle a, comme l’ensemble des villes de sa taille, toujours été confrontée, à intervalles réguliers, à des actes d'incivilité, voire de petite délinquance (dégradation de mobilier urbain, de véhicules, feux de poubelles...) qui nuisent à la tranquillité des habitants comme à l'image de notre cité. Mais ces derniers ont une fâcheuse tendance à devenir réguliers et il semblerait qu’aucune action concrète n’est été engagée pour atténuer ces derniers. Citons en particulier les feux de poubelle répétés à l'école René Rouquier, dont le dernier en date a provoqué un début d'incendie de locaux, qui se reproduisent presque à chaque période de vacances scolaire ou malheureusement les voitures brûlées lors du week end dernier.
Ces phénomènes, les plus souvent le fait de quelques individus, sont difficiles à combattre mais la municipalité doit-elle s'y résigner comme une fatalité ?
S'agissant des incivilités ordinaires (dépôt de déchets et déjections canines sur l'espace public, stationnements gênants...) le maire dispose d'un pouvoir de police dont il pourrait mieux user par exemple en orientant l'action de l'ASVP vers la prévention de ces nuisances ou la dissuasion de ces comportements, plutôt que la verbalisation à outrance des malheureux automobilistes pris au piège de la zone bleue.
La mairie pourrait aussi être plus réactive dans la réparation des petits dégâts sur la voie publique ou l'effacement des tags (celui bombé maintenant il y a plus d'un an sur la maison du bout de la place Marie Curie est toujours là, alors même que nous avions expliqué la procédure en place au sein de l’agglomération pour permettre son effacement en accord avec les propriétaires)
Concernant la délinquance proprement dite, le maire n'est pas non plus dépourvu de moyens d'action dans la mesure où la loi lui confie le pilotage de la politique locale de prévention de la délinquance.
Sans aller jusqu'à mettre en place un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance comme à Albi, le maire pourrait utilement réactiver la cellule de veille créée par la municipalité précédente et qui réunissait élus, police nationale, travailleurs sociaux, enseignants pour traiter de situations précises se présentant sur la commune. Cette cellule faisait de la prévention efficace et n’était pas là uniquement pour de la réaction à des actes de délinquance.
Gouverner, c’est anticiper, prévoir et surtout prévenir.
Par ailleurs, et sans tomber dans l'amalgame aussi facile qu'injuste entre jeunesse et délinquance, ne peut-on pas voir dans la création d'une offre d'animation souple et non contraignante un moyen d'attirer des jeunes '' border line '' réfractaires aux activités classiques et de les détourner par là de la voie qui pourrait les mener à la délinquance ?
Démarche certes difficile mais qui vaut la peine d'être essayée et les propositions que nous formulions dans notre programme municipal '' Saint-Juéry 2020 '' nous paraissent toujours d'actualité . Citons en quelques unes :
- créer une commission extra-municipale jeunesse, composée de jeunes de 12 à 18 ans, comme force de proposition (notons que le même engagement figurant dans le programme de Mr. Raynaud tarde à se concrétiser...)
- ouvrir en centre ville un lieu identifié pour la jeunesse
- offrir une résidence musicale aux groupes vocaux, instrumentaux, électroacoustiques en vue de les faire participer aux animations de la ville
- mettre en place des '' chantiers jeunes '' visant à impliquer des jeunes dans la vie de la commune.
Et également mettre en action des dispositifs qui n’existaient pas lors de la campagne municipale, comme la création d’un emploi d'avenir consacré au public jeune de plus de 16 ans pour aller à leur rencontre et permettre ainsi de faire un vrai travail de proximité et trouver des actions à mettre en place pour faire descendre les tensions existant dans notre commune.
A quelques semaines de la période estivale, nous espérons pouvoir être entendus avec une vraie politique claire, et si cela était possible, une vraie vision des actions de prévention à mettre en place, avec une réelle implication des élus majoritaire sur ce sujet.