Depuis notre élection dans l’opposition à Saint-Juéry, nous avons toujours été surpris par les invectives et le ton employé à notre égard.
Depuis, rien n’a véritablement changé malgré une recherche de notre soutien pendant la grève des agents municipaux. Ceci fut de très courte durée.
Néanmoins, devons-nous rester pour autant immobiles, silencieux face à des dérives verbales que nous ne cautionnons nullement.
Ainsi, le Maire a utilisé le terme de horde sauvage pour qualifier ses propres agents municipaux lors de la séance publique du conseil municipal de décembre. En fait de horde, nous avions en face de nous 80% des agents de notre municipalité venus demander un dialogue.
Des agents municipaux, maintenant nous passons à des termes particulièrement dédaigneux pour les habitants de certains quartiers de la ville.
C'est donc avec stupeur que nous découvrions les termes employés par le maire de Saint-Juéry dans l'interview paru dans la Dépêche du 20 janvier concernant le projet de délocalisation de la brigade motorisée de gendarmerie pour qualifier les habitants du quartier de Pratviel.
On y lit que ''la présence des motards rassure la population '' - ce que nous avions déjà souligné avant le maire - mais aussi que cette présence ''calme la faune qui les aperçoit''
Les 600 habitants de Pratviel apprécieront...
Employer un terme aussi péjoratif et méprisant pour stigmatiser ne serait-ce qu'une partie des habitants de ce quartier, qui sont ses concitoyens, est proprement scandaleux et indigne de la part du premier magistrat de la commune.
Nous dénonçons ses propos avec force et demandons au maire de se reprendre ou à ses colistiers de lui faire savoir haut et fort qu’ils ne partagent pas cette manière de s’exprimer.
